1er mois de ma nouvelle vie : entre excitation, prise de conscience et ajustements nécessaires

1er mois de ma nouvelle vie : entre excitation, prise de conscience et ajustements nécessaires

Il y a un mois, je quittais mon emploi de directrice marketing dans une grande entreprise pour me mettre à mon compte en tant que coach professionnel.
Je me suis lancée le défi de vivre de cette activité d’ici un an.
Dans cet article, je vous partage le débrief de ce premier mois d’activité, entre excitation, doutes et prise de conscience.

Ma vie rêvée

J’avais beaucoup fantasmé ma vie d’après. Celle où j’occuperai enfin mes journées comme je l’entends, sans réunions interminables et comptes à rendre à ma hiérarchie. ENFIN LIBRE ! J’organiserai mon temps entre mon travail, mon fils, mes activités de loisirs et les tâches du quotidien. Et j’oubliais le sport aussi ! Histoire de déloger les kilos de grossesse qui ont élus domicile dans mon bidou !
Je gérerai mon temps d’une main de maître, mère et femme attentionnée et présente pour les 2 hommes de ma vie, professionnelle épanouie. Tout cela à la fois et sans encombre.
Simple, non ? Vous l’aurez sans doute deviné, la réalité est bien différente – mais on ne va pas se mentir, j’avais mis la barre très haute !
Dans la suite de cet article je vous partage la réalité de ma nouvelle vie.

Ce qui est conforme à ma vie fantasmée

Je me découvre une énergie de dingue, que je n’avais pas connue depuis bien longtemps ! Je me sens libre, enthousiaste, chanceuse, également, de pouvoir vivre ma passion pour le développement personnel et l’accompagnement à fond.

J’ai le temps de profiter des moments en famille, je me sens bien moins stressée. Et surtout, je suis plus présente “mentalement”. Avant, le travail occupait beaucoup mes pensées et générait du stress : j’anticipais des situations de travail compliquées, je ressassais des évènements qui ne s’étaient pas bien passés, etc. C’était épuisant ! Aujourd’hui, il m’arrive bien sûr de penser à mon travail alors que je partage un moment en famille. Mais ces pensées sont très largement positives : des idées sur des nouveaux sujets d’articles ou encore des choses à tester avec mes clients.

J’arrive à rester motivée et productive, en gardant certains réflexes de mon activité précédente : tenir une to do list priorisée, et fixer des objectifs à court, moyen et long terme. Je me suis aussi créé des fonds d’écran de motivation qui me rappellent tous les matins ce qui est important pour moi. Si l’idée vous plaît, vous pouvez facilement en créer sur ce site : Big Hug Labs.

Ce à quoi je ne m’attendais pas

L’accueil fait par mes anciens collègues a été très positif lorsque j’ai annoncé mon départ et parlé de mon projet. J’ai été agréablement surprise par les messages très positifs que j’ai reçus.
Beaucoup d’encouragements, mais aussi des témoignages de personnes qui rêvent de quitter leur emploi mais n’osent pas (encore) le faire. Je me suis revue il y a quelques années lorsqu’un collègue annonçait son départ pour créer son entreprise. Avec une pointe d’envie, je me disais alors : “un jour, moi aussi j’aurai le courage de me lancer !”. Aujourd’hui, je suis ravie de ma décision qui me permet enfin de retrouver du sens dans mon travail et d’être alignée avec mes valeurs.

S’en sont suivis de riches échanges avec certains de mes anciens collègues, dont quelques-uns sont devenus des clients.

J’ai découvert que certains avaient connu le burn out. D’autres étaient partagés, comme moi pendant longtemps, entre une forte envie de liberté et de sens, et un besoin tout aussi fort de sécurité. Quitter une “cage dorée” n’est jamais aisé. Je suis ressortie de chacun de ces échanges avec une motivation encore plus grande.

Ce qu’il a fallu ajuster

Où mettre le curseur entre vie familiale et activité professionnelle ?

Une question omniprésente tout au long de ce 1er mois. Je suis d’ailleurs encore en train d’ajuster certaines choses. Au moment où j’écris ces lignes, mon fils a 7 mois.
Mon mari et moi avions pour idée de nous occuper tous les 2 de notre fils, à tour de rôle dans la journée. Comme moi, mon mari pouvait gérer son temps à sa guise et cela nous paraissait être une bonne façon de concilier nos activités professionnelles et notre volonté de passer du temps avec notre bébé. Avec le recul je me dis que, vraiment, c’était voué à l’échec dès le début !
Cette organisation nous mettait tous les deux sur les nerfs, fatigués, frustrés et stressés.
S’occuper d’un enfant est extrêmement prenant. Sachant qu’il faut en plus s’occuper des tâches ménagères pendant les siestes. Lorsqu’à cette organisation viennent s’ajouter des rendez-vous extérieurs ou une charge de travail plus importante que prévue, cela devient vite ingérable. Cette situation a généré beaucoup de doutes chez moi
Au final, nous avons confié notre fils à une assistante maternelle. Mon mari et moi sommes plus sereins, et surtout nous sommes 100% présents pour notre fils lorsqu’il est à la maison. Cela n’a pas été facile de prendre cette décision, mais nous ne le regrettons pas.

J’avais sous-estimé mon besoin d’être entourée professionnellement

Dans mon précédent emploi, j’avais des contacts constants avec mes collègues. Aujourd’hui, mes contacts professionnels sont bien moins nombreux et limités à mes clients. Or, si aujourd’hui l’énergie est au plus haut, je vivrais certainement des moments de démotivation et de doutes dans le futur.
Pour anticiper ces difficultés, j’ai recherché un groupe de personnes qui vivent la même situation que moi. J’ai trouvé deux personnes parmi les membres d’une formation que je suis actuellement. Nous prévoyons de nous réunir virtuellement une fois par semaine.

Le bilan de ce premier mois reste largement positif.
A aucun moment je n’ai regretté la décision prise il y a quelques mois de quitter mon emploi. Je me sens bien plus épanouie qu’avant, et plus présente pour ma famille. Ce premier mois aura aussi été celui d’une prise de conscience importante : non, je ne suis pas Superwoman !
Trouver le bon équilibre entre vie professionnelle et vie privée n’est pas aussi aisé que je l’avais imaginé ! Même s’il est évident que dans mon cas, la situation s’est largement améliorée comparée à celle de ma vie de salariée.

N’hésitez pas à me dire en commentaire ce que vous avez pensé de cet article.
J’ai hâte de vous lire !

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6 réflexions sur « 1er mois de ma nouvelle vie : entre excitation, prise de conscience et ajustements nécessaires »

  1. Amandine Bertrand

    Je trouve ton bilan super intéressant. Je suis actuellement en train de me former pour devenir coach également dès que j’aurai fini mon doctorat (en septembre/octobre) et lire tes premières conclusions ne font que me renforcer dans cette décision. Merci!

  2. Caroline

    Merci Samia pour ce partage d’expérience. C’est normal que l’on ne sache pas tout anticiper. On avance pas à pas en faisant de petits ajustements, ci et là… Et c’est vrai que le soutien mutuel, c’est important aussi !

  3. Samia Dupont Auteur de l’article

    Pour le moment c’est via mon réseau que je trouve mes clients.
    Les thématiques d’accompagnement varient d’un client à l’autre, cela dépend de ses objectifs. Mais cela tourne beaucoup autour de leur job (définir vers quel métier se reconvertir, améliorer les relations avec ses collègues, trouver un meilleur équilibre vie pro / vie perso, etc.)

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